Journée Internationale de la femme rurale

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La Journée Internationale de la femme rurale est célébrée le 15 octobre de chaque année! ONU femme a choisi pour cette année 2018 comme thème: »« Défis et opportunités de l’agriculture résiliente au climat pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles rurales ».A Bukavu,au Sud Kivu, la Division provinciale du Genre,femme et famille a commencé des préparatifs pour cette Journée,en partenariat avec  la MONUSCO, le PNUD, la CENI, et d’autres.A cet effet,elle a tenu une réunion avec les femmes  leaders responsables des associations et organisations féminines de Bukavu,mais aussi les femmes candidates. L’asbl CFCEM/GA  a été représentée à ces assises par sa coordinatrice Astrid Mujinga,sa secrétaire de coordination Fely Takubusoga Wasso,et son chargé de communication David Lusamba Kabelu.L’accent a été mis sur la sensibilisation des femmes rurales sur  »comment voter utile et accorder leurs voix aux femmes!Ceci en fonction des élections qui se profilent à l’horizon en RDCongo.

En effet,il est opportun de se demander le pourquoi d’une Journée dédiée aux femmes rurales? Les femmes rurales représentent plus d’un quart de la population mondiale et la majorité des 43 pour cent de femmes qui constituent la main-d’œuvre agricole dans le monde. Elles cultivent la terre et sèment des graines pour nourrir le monde, elles assurent la sécurité alimentaire de leurs communautés et elles s’adaptent au changement climatique. En termes de propriété foncière et d’accès aux intrants agricoles, aux financements et à des techniques de résilience climatique, elles restent pourtant loin derrière les hommes.

Cette journée dédiée aux femmes issues des milieux ruraux sera suivie de la Journée mondiale de l’alimentation (le 16 octobre, sur le thème « Changer l’avenir des migrations : investir dans la sécurité alimentaire et dans le développement rural ») et de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté (le 17 octobre), les trois journées mettant en avant des problèmes indissociables de l’autonomisation des femmes rurales.

Face au changement climatique, les inégalités de genre en matière d’accès à la terre, à l’eau et à l’énergie ne sont que renforcées. Les disparités et discriminations de genre qui limitent actuellement le pouvoir décisionnel des femmes rurales et leur participation au sein de leur foyer et de leur communauté sont exacerbées par les dérèglements et les désastres climatiques. L’augmentation des inondations et des sécheresses oblige par exemple les femmes et les filles issues de milieux ruraux à consacrer plus de temps et d’efforts à la collecte et à l’obtention de l’eau et des combustibles, au détriment des opportunités d’instruction et d’activités rémunératrices.

Par ailleurs, le changement climatique implique aussi moins de chances de réduire les inégalités entre les sexes dans le secteur agricole. Étant donné qu’une vaste majorité des pauvres du monde vit en milieu rural, la réduction des disparités entre les sexes est indispensable pour garantir la sécurité alimentaire, renforcer la résilience climatique et éradiquer la pauvreté. Il s’agit là d’une condition essentielle pour permettre aux agricultrices d’adopter des techniques agricoles favorisant la résilience climatique au même rythme que les hommes et pour accroître les rendements agricoles. Selon certaines estimations, une égalité entre les sexes en matière d’accès à la terre et aux autres biens de production pourrait améliorer la productivité agricole de 20 pour cent en Afrique.

 

 

 

Congrès International des Recherches Féministes dans la Francophonie,CIRFF

Congrès International des Recherches Féministes dans la Francophonie,CIRFF

Il s’est tenu,du 27 au 31 aout 2018,le 8e Congrès international des études féministes en Francophonie,à l’université de Paris Nanterre. »Espaces et enjeux des savoirs féministes:réalités,luttes et utopies »,c’est au tour de ce thème que les participantes et participants ont eu à échanger,en partant des exposés en rapport avec le vécu des femmes ,dans tous les domaines et sur tous les plans. Ce Congrès s’est »employé à mettre en relief les causes et les formes de domination,d’oppression,et d’exploitation qui découlent de ce contexte,et à proposer des pistes d’action,pour en contrer les effets. »Six femmes ont représenté la RDCongo à ces assisses à savoir une du Sud Kivu en la personne d’Astrid Mujinga,coordinatrice de l’asbl CFCEM/GA,deux femmes chercheuses de l’université de Lubumbashi,une femme de Butembo,et enfin deux femmes de la diaspora,dont Elza Vumi,la présidente de l’asbl CONGO ACTION.

Atelier d’interpellation des candidates et candidats sur le thème: »Si vous voulez nos voix,écoutez les nôtres »

Atelier d’interpellation des candidates et candidats sur le thème: »Si vous voulez nos voix,écoutez les nôtres »

L’atelier a eu lieu du 16 au 17 aout dans la salle du batiment de a Federation des femmes protestantes de Nyawera.Les candidates et candidats de la ville de Bukavu,ainsi que de potentielles candidates aux élections locales,toutes tendances confondues,ont répondu présent à ces assises animées par le chef des travaux de l’ISECOF Daniel Mwamba Mukeba.Dans son mot de bienvenue,la coordinatrice de l’asbl Cordon des Femmes Congolaises pour l’Equilibre des Ménages/Genre en action,CFCEM/GA a insisté sur le fait que le but des assises est de demander aux candidates et candidats de prendre en considération les besoins de leurs électrices et électeurs